Bientôt de retour en Nouvelle-Calédonie, l’artiste plasticienne Charlotte Mollet vient de franchir une étape marquante dans son parcours artistique. Sélectionnée pour exposer au salon des beaux-arts de Paris, elle a également reçu le premier prix Deyrolle dans la section Naturaliste, une distinction de référence dans le monde de l’art lié aux sciences du vivant.
Organisé au réfectoire des Cordeliers, au cœur de Paris, le salon des beaux-arts réunit chaque année des artistes sélectionnés pour la qualité et la singularité de leur travail. L’édition de décembre 2025 a mis en lumière une création profondément ancrée dans le dialogue entre art, anatomie et biodiversité.
Un travail artistique nourri par la biodiversité calédonienne
L’œuvre présentée, Arbor spinalis, propose une relecture poétique et anatomique de la colonne vertébrale humaine, transformée en structure végétale vivante. On y retrouve des oiseaux endémiques de Nouvelle-Calédonie, comme le zostérops à dos vert ou le myzomèle calédonien, intégrés à une flore inspirée des myrtacées.



À travers cette hybridation entre squelette humain et écosystème naturel, le travail de Charlotte Mollet explore les notions d’interconnexion, d’enracinement et de circulation du vivant. La biodiversité calédonienne y occupe une place centrale, non comme simple décor, mais comme sujet à part entière.
Ce positionnement artistique, à la croisée de l’art, de la science et de la transmission, s’inscrit pleinement dans la section Naturaliste du salon.
Le prix Deyrolle, une reconnaissance internationale
Le premier prix Deyrolle décerné à Charlotte Mollet représente bien plus qu’un trophée symbolique. La maison Deyrolle, fondée en 1831 à Paris, est une institution emblématique du monde naturaliste, reconnue pour son rôle historique dans la pédagogie, l’observation scientifique et le dialogue entre art et nature.


Grâce à cette distinction, l’artiste aura l’opportunité d’exposer chez Deyrolle en 2026, dans un lieu mythique qui inspire depuis près de deux siècles artistes, scientifiques et chercheurs du monde entier. Une reconnaissance forte, qui ouvre des perspectives internationales tout en renforçant la visibilité du travail mené depuis la Nouvelle-Calédonie.
Une présence remarquée et des projets à venir
En parallèle du salon, le travail de Charlotte Mollet a également été mis en avant dans l’édition de décembre du magazine Arts in the City, média culturel parisien reconnu pour sa sélection d’artistes contemporains.
Si l’artiste poursuit actuellement son parcours à l’international, elle reste attachée au territoire. Ses créations demeurent accessibles en Nouvelle-Calédonie dans plusieurs lieux, et son retour est déjà annoncé avec de nouveaux projets, notamment la reprise de stages de dessin.



Mettre en lumière les talents d’ici, au-delà des frontières
Le parcours de Charlotte Mollet illustre les opportunités qui s’ouvrent aux artistes calédoniens lorsque leur travail trouve un écho à l’international. Après avoir notamment exposé dans une galerie à Daumesnil, au Viaduc des arts à Paris, son travail continue de susciter l’intérêt et ouvre déjà la voie à de nouvelles expositions prévues en septembre et octobre 2026 dans la capitale. Entre reconnaissance institutionnelle, diffusion médiatique et nouvelles perspectives d’exposition, cette trajectoire rappelle que la création locale peut rayonner bien au-delà du territoire, tout en continuant à en porter l’identité et la richesse naturelle.
Un signal encourageant pour l’ensemble de la scène artistique calédonienne.
Pour prolonger ce récit artistique, nous vous proposons de découvrir ci-dessous quelques images de cette aventure, témoignant des lieux, des rencontres et des moments qui ont jalonné cette expérience parisienne.










